| Un
virus informatique exploite le désastre des raz-de-marée
Un
courrier électronique diffusé en masse et censé
proposer de venir en aide aux victimes des raz-de-marée
du 26 décembre dernier est en réalité
utilisé pour propager un virus, a annoncé lundi
la société de sécurité informatique
Sophos.
Le ver informatique, qui apparaît sous le titre "Tsunami
donation! Please help!" (Aide contre le tsunami !), invite
les destinataires à ouvrir une pièce-jointe
portant la mention "tsunami.exe". Si le document
est ouvert, le virus se sert alors du carnet d'adresses de
l'utilisateur pour se propager sur d'autres ordinateurs.
Selon Sophos, le virus peut également s'attaquer aux
sites web en les inondant de requêtes, si bien que le
serveur ne répond plus.
"Duper les utilisateurs en leur faisant croire qu'ils
peuvent venir en aide aux victimes du tsunami révèle
à quel point les pirates n'ont plus de scrupules",
a indiqué Graham Cluley, consultant chez Sophos.
La société de sécurité informatique
ajoute que ce nouveau virus n'est pas le premier à
exploiter la catastrophe survenue dans l'Océan indien
pour se répandre. Début janvier, un autre ver
propageait le message que le tsunami était une revanche
de Dieu contre "les personnes ayant commis sur Terre
des actes malveillants".
De nombreux courriers électroniques ont également
été diffusés pour dérober de l'argent.
Le plus souvent, ils invitent les destinataires à donner
leurs coordonnées bancaires, prétextant un transfert
massif de liquidités et promettant aux généreux
mécènes une rétribution d'un certain
pourcentage en retour du service rendu.
L'un de ces courriers se présente comme émanant
d'un richissime négociant thaïlandais à
l'article de la mort dont la famille a été décimée
dans le tsunami. Le mourant aurait semble-t-il besoin d'une
aide extérieure pour rassembler ses millions de dollars
éparpillés en Europe et les redistribuer en
guise de charité.
Sophos conseille aux personnes qui reçoivent ces courriers
de les supprimer et surtout de ne jamais ouvrir le document
attaché à l'e-mail.
Source
: Reuters |