| Lutte
contre le piratage de films: le cinéma français fait des propositions
Les
organisations du cinéma et de l’audiovisuel français
ont proposé lundi une plate-forme commune d’actions
pour lutter contre le piratage de films sur internet, dans
le cadre de la concertation qui se tient actuellement sous
l’égide des ministères de la Culture et
de l’Industrie.
"Les
organisations du secteur cinématographique et audiovisuel,
dans toutes leurs composantes, manifestent ainsi leur approche
commune pour lutter contre la contrefaçon numérique",
affirment dans un communiqué ces organisations, parmi
lesquelles figurent entre autres l'ARP (Société
Civile des Auteurs -Réalisateurs-Producteurs), la FICAM
(Fédération des Industries du Cinéma,
de l'Audiovisuel et du Multimédia), la FNCF (Fédération
Nationale des Cinémas Français), la SACD (Société
des Auteurs et Compositeurs Dramatiques), ou encore l'ALPA
(Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle).
Leurs
propositions s'articulent autour de trois axes : "réalisation
d’actions de sensibilisation et de communication auprès
du grand public, application d’une politique de +riposte
graduée+ aux actes illicites, développement
d’offres légales en ligne".
La
sensibilisation doit s'adresser prioritairement aux étudiants
et au jeune public par "l'organisation de campagnes professionnelles
et institutionnelles" et "la création d'un
site Internet institutionnel propre au cinéma et à
l'audiovisuel".
Les
fournisseurs d'accès à internet (FAI) doivent
aussi "relayer un message de sensibilisation auprès
de leurs abonnés".
Pour
lutter contre la contrefaçon numérique, il faut
mettre en place "un observatoire des échanges
de contenus sur Internet", "appliquer une riposte
graduée dans les actions répressives",
et obtenir la collaboration des FAI.
S'agissant
de la mise ne place d'offres légales, il faut "baisser
la TVA applicable au téléchargement", instaurer
"un revenu minimum pour les ayants droit", appliquer
"une réglementation adaptée au mode d'exploitation",
"aider financièrement le développement
des offres légales et la numérisation des oeuvres".
"Pour
être pleinement efficaces, ces propositions supposent
la pleine et entière collaboration des FAI à
la lutte contre la contrefaçon numérique, conformément
aux engagements qu’ils ont pris en la matière
devant les pouvoirs publics", précise le communiqué.
Cette
annonce intervient alors qu'à l'issue d'une réunion
sur le piratage le 25 novembre sous l'égide du Centre
national de la Cinématographie (CNC), il avait été
demandé aux représentants du cinéma,
aux FAI, aux éditeurs vidéo, aux chaînes
hertziennes et chaînes payantes de faire état
de leurs propositions.
Source
: AFP |