| Un
archevêque enlevé à Mossoul
Des insurgés
ont enlevé lundi un archevêque catholique à
Mossoul, dans le nord de l'Irak, et ils ont lancé une
série d'attaques contre les forces de sécurité
qui ont fait plus de 20 morts.
Dans
le cadre de la lutte contre les insurgés, les autorités
américaines ont annoncé que plus d'une centaine
de suspects avaient été arrêtés
ces trois derniers jours.
A
Mossoul, l'archevêque Basile Georges Casmoussa, 66 ans,
membre de l'Eglise catholique de rite syrien, une des branches
de l'Eglise catholique, a été enlevé
par des hommes armés alors qu'il marchait devant son
église de Muhandeseen, un quartier situé dans
l'est de Mossoul, selon un prêtre. Ces derniers mois,
cette ville est devenu un des bastions des insurgés.
"Le
Saint-Siège déplore de la manière la
plus ferme un tel acte terroriste", a annoncé
le Vatican dans un communiqué, en demandant sa libération
immédiate.
Par
ailleurs, des hommes armés ont ouvert le feu lundi
sur un barrage près de la ville insurgée de
Bakouba, à 55km au nord-est de Bagdad, tuant huit gardes
nationaux irakiens. Huit autres personnes ont trouvé
la mort dans l'explosion d'une voiture piégée
devant un poste de police au nord de la capitale irakienne.
La
fusillade s'est produite à un point de contrôle
près du village de Buhriz. Quatre autres soldats ont
été blessés dans cette attaque, a-t-on
appris de source hospitalière.
L'attentat-suicide
s'est produit au poste de police de Beiji, à environ
250km au nord de Bagdad. Huit personnes ont été
tuées et 25 autres blessées, selon l'hôpital.
Des responsables américains ont précisé
que sept policiers faisaient partie des morts.
Une
autre attaque suicide a frappé un convoi militaire
américain à Ramadi. Le commandement américain
a fait savoir que deux Marines avaient été tués
en action dans la province où se trouve Ramadi, mais
sans préciser s'ils étaient morts dans l'attentat
à la voiture piégée.
A
Ramadi, les corps de cinq civils et d'un soldat irakien ont
été retrouvés par les autorités.
Sur eux, on a retrouvé des messages sur lesquels on
pouvait lire: "collaborateurs".
Parallèlement,
la police a désamorcé un engin explosif placé
dans une voiture dans la ville sainte chiite de Kerbala, au
sud de la capitale, a précisé un porte-parole
de la police, Rahman Mshawi.
Dans
un communiqué diffusé lundi, le général
George Casey, commandant la force multinationale en Irak,
a prédit des violences le jour du scrutin, le 30 janvier,
mais affirmé que les autorités américaines
et irakiennes feront "tout ce qui est en leur pouvoir"
pour s'assurer que les Irakiens peuvent voter en toute sécurité.
Enfin,
"Al-Qaida en Irak", le groupe du terroriste jordanien
Abou Moussab al-Zarqaoui, a revendiqué sur un site
internet des attaques menées dimanche contre trois
bureaux de vote à Bassora, dans le sud de l'Irak
Source
: AP |