| Critiques
en Grande-Bretagne après la maternité d'une femme de 67 ans
La
mise au monde, en Roumanie, d'un enfant né d'une femme
de 67 ans grâce aux techniques de procréation
assistée a suscité des protestations de la part
de plusieurs organisations britanniques spécialistes
de la reproduction.
"Une
femme en âge d'être grand-mère ne devrait
pas avoir d'enfants. Je ne vois aucune justification à
cela", a réagi Josephine Quintavalle, directrice
du mouvement "Commentaires sur l'éthique de la
reproduction".
La
procréation assistée "avait commencé
comme un traitement pour des couples qui ne pouvaient concevoir.
C'est devenu une technique que l'on peut utiliser quand on
veut", a-t-elle dit.
"Le
Royaume-Uni n'est pas exempt de critiques, nous avons un marché
florissant avec les femmes ménopausées",
a-t-elle poursuivi.
"Est-ce
que le médecin voulait simplement inscrire son nom
dans le Livre des records ?", s'est demandé pour
sa part Patrick Cusworth, du groupe anti-avortement Life.
En
revanche, Robert Winston, un des plus importants chercheurs
britanniques en procréation assistée, a jugé
que ce cas ne justifiait pas l'ouverture d'un débat.
"Franchement,
et alors ? Je ne pense pas que cela aura un impact sur la
fécondation in vitro" (FIV) en Grande-Bretagne,
a estimé Lord Winston, qui a créé le
programme de FIV au sein du système de santé
publique.
Plusieurs
Britanniques ont déjà accouché à
un âge hors normes, comme Elizabeth Buttle, devenue
mère en 1998 à l'âge de 60 ans.
Une
Roumaine de 67 ans est devenue dimanche la mère d'un
nouveau-né la plus âgée du monde, en accouchant
par césarienne d'une fillette, Eliza Maria, dans une
maternité de Bucarest.
Source
: AFP |