| George
Bush confiant dans sa politique irakienne
Le
président américain George W. Bush a estimé
que l'élection présidentielle de novembre lui
a accordé un blanc-seing pour sa politique en Irak,
tandis que ce pays se prépare à tenir le 30
janvier ses premières élections multipartites
dans un climat de violence généralisée.
"Notre
objectif est un Irak libre et démocratique", a
dit M. Bush dans un entretien publié dimanche par le
Washington Post, précisant que le nouvel Irak ne devait
pas être à l'image des Etats-Unis mais "à
son image, dans le respect de ses coutumes".
"Nous
avons eu un moment pour faire les comptes, c'était
l'élection de 2004 (...) Les Américains ont
écouté divers points de vue sur ce qui se passait
en Irak, ils ont regardé les deux candidats, et ils
m'ont choisi", a affirmé M. Bush, à la
veille d'entamer un nouveau mandat de quatre ans à
la Maison Blanche. Le président américain a
estimé que l'élection présidentielle
de novembre lui avait accordé un blanc-seing pour sa
politique en Irak.
Invité
de la chaîne CBS, le sénateur Ted Kennedy a jugé
"ridicule" cette position et estimé que "l'Irak
est le Vietnam de George Bush". Alors que quelque 150.000
soldats américains sont déployés sur
le terrain, M. Bush a dit ne pas avoir l'intention de demander
au Congrès plus de soldats pour l'Irak. Interrogé
à deux reprises sur un éventuel retrait des
troupes américaines, M. Bush n'a pas donné de
date, mais a répondu que ce serait "aussi rapidement
que possible".
La
mission principale des forces américaines en Irak après
les élections sera de former les militaires et policiers
irakiens pour les préparer à prendre en charge
la sécurité du pays, a par ailleurs indiqué
le futur commandant des troupes terrestres américaines,
le général John Vines. Dans un entretien publié
dimanche dans le New York Times, cet officier, qui remplacera
en février le général Thomas Metz, indique
que cette évolution pourrait entraîner l'affectation
de 10.000 conseillers américains supplémentaires
de l'armée de Terre auprès des unités
irakiennes.
A
propos de la journaliste française Florence Aubenas,
disparu depuis le 5 janvier, le président irakien par
intérim Ghazi al-Yaouar a estimé qu'aucune partie
politique en Irak n'avait intérêt à l'enlever
et que cette affaire pourrait être liée à
une demande de rançon. "Je ne pense pas qu'il
y ait une partie politique (en Irak) qui aurait intérêt
à enlever un Français. Je pense que l'affaire
(Aubenas) pourrait être liée à une rançon
ou quelque chose de ce genre", a déclaré
M. Yaouar dans une interview à la chaîne al-Arabiya,
basée à Dubaï.
"Jusqu'à
présent, il n'y a pas d'informations sur la journaliste.
Dans ce genre de cas, il y a en général un mutisme
total (observé par les ravisseurs) pendant une semaine
ou deux, après lequel les informations commencent à
filtrer", a ajouté M. Yaouar qui vient d'effectuer
une visite à Paris.
Source
: AFP |