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Corée du Nord se dit prête à reprendre les pourparlers nucléaires
La
Corée du Nord a annoncé vendredi sa décision
de reprendre part aux négociations multilatérales
à six nations qui tentent depuis un an et demi de faire
revenir le régime communiste sur son intention de se
doter de l'arme atomique.
Evoquant
la visite de six parlementaires américains rentrés
du pays vendredi, l'agence officielle nord-coréenne
KCNA a indiqué que la Corée du Nord leur avait
"réaffirmé sa volonté de régler
le dossier nucléaire par l'intermédiaire du
dialogue et de la négociation".
Et
ce "après avoir soigneusement étudié
la forme que prendra la politique de la deuxième administration
(du président américain George W.) Bush",
qui doit officiellement prendre ses fonctions le 20 janvier.
Le
régime nord-coréen, l'un des plus reclus de
la planète, avait refusé à l'automne
dernier de participer à une nouvelle série de
rencontres multilatérales sur ses programmes nucléaires.
Ces
négociations devaient avoir lieu en septembre à
Pékin en présence des deux Corées, des
Etats-Unis, de la Chine, du Japon et de la Russie. Trois séries
de pourparlers multilatéraux ont déjà
eu lieu dans la capitale chinoise depuis août 2003,
mais ils n'ont pas permis de dénouer une crise qui
dure depuis plus de deux ans.
Lors
de la visite des parlementaires américains, la Corée
du Nord a souligné le besoin d'adopter "une approche
tournée vers l'avenir afin d'améliorer les relations
bilatérales dans le siècle nouveau, au lieu
de répéter un passé désagréable",
poursuit KCNA, reçue à Séoul.
La
Corée du Nord "a exprimé sa position :
elle ne se dressera pas contre les Etats-Unis, mais au contraire
les respectera et les traitera en amis à moins qu'ils
ne calomnient le système (nord-coréen) et ne
s'ingèrent dans ses affaires intérieures",
selon l'agence.
Se
félicitant que la délégation parlementaire
américaine ait assuré que "les Etats-Unis
n'avaient pas l'intention d'envahir" la Corée
du Nord ou de "renverser son régime", Pyongyang
a assuré qu'il choisirait une solution "visant
à résoudre l'ensemble des dossiers en souffrance".
Le
parlementaire américain à la tête de la
délégation avait dit vendredi à Séoul
que Pyongyang était "prêt" à
reprendre les pourparlers. "Notre impression unanime
est que (la Corée du Nord) est prête à
rejoindre le processus" de dialogue, avait déclaré
le républicain Curt Weldon, de retour d'une visite
de quatre jours en Corée du Nord.
"Je
suis convaincu (...) que les discussions à six nations
peuvent et vont reprendre d'ici des semaines et non pas des
mois ou des années", a-t-il dit.
Le
président sud-coréen Roh Moo-Hyun avait également
prédit jeudi la reprise des pourparlers après
l'investiture officielle du président Bush.
Les
déclarations nord-coréennes représentent,
au moins en apparence, un net assouplissement de la position
du régime, habitué à une verve sans pareil
à l'égard de son grand ennemi américain.
Le
dictateur nord-coréen Kim Jong-Il demande des compensations
économiques et des garanties de sécurité
avant un éventuel abandon de ses ambitions nucléaires
tandis que les Etats-Unis exigent un démantèlement
complet et vérifiable des installations.
La
crise nucléaire nord-coréenne dure depuis octobre
2002. Les Etats-Unis avaient alors révélé
l'existence de programmes militaires nucléaires en
violation d'un traité bilatéral de non-prolifération.
Source
: AFP |