| George
W. Bush se reproche certaines formules à l'emporte-pièce
Le
président américain George W. Bush, normalement
rétif à reconnaître ses erreurs, a admis
dans un entretien qui doit être diffusé vendredi
sur la chaîne ABC qu'il avait eu parfois des formules
malheureuses qui ont pu donner une "mauvaise impression"
au reste du monde.
Il
a notamment regretté d'avoir utilisé l'expression
"mort ou vif" pour la capture du chef d'Al-Qaïda,
Oussama ben Laden ou "qu'ils y viennent" en parlant
des insurgés irakiens.
Il
a promis de faire davantage attention à son langage
au cours de son second mandat qui commence dans une semaine.
"+Qu'ils
y viennent+ était un peu brutal", a-t-il dit en
faisant référence à un discours prononcé
en juillet 2003. Il a expliqué qu'avec cette formule,
il voulait encourager l'héroïsme des soldats américains
et non inviter les insurgés à les attaquer.
"Je
me souviens que quand je parlais d'Oussama ben Laden, j'ai
dit que nous l'aurions +mort ou vif+. Je crois que ce n'était
pas une formule très diplomatique", a dit le président.
L'expression
"mort ou vif", utilisée après les
attaques du 11 septembre 2001, est directement inspirée
de la mythologie des westerns et a renforcé à
l'étranger l'idée d'un président cow-boy
réfléchissant peu.
M.
Bush a expliqué qu'il s'était fait tancé
par son épouse Laura Bush après avoir utilisé
cette expression et qu'il avait promis de faire attention
à son langage pour ne plus donner "une mauvaise
impression" des Etats-Unis.
Il
a reconnu que l'image des Etats-Unis dans le monde musulman
n'était "pas très bonne" mais a indiqué
que l'aide fournie par les Américains en Asie après
les raz-de-marée devrait contribuer à rehausser
l'image des Etats-Unis dans cette partie du monde.
Source
: AFP |