| Un
homme soupçonné d'avoir voulu vendre ses deux petites-filles
après le tsunami Un
homme de 63 ans a été arrêté au
Sri Lanka: il est accusé d'avoir tenté de vendre
ses deux petites-filles après la destruction de leur
maison et la mort de leur jeune maman dans le tsunami qui
a frappé une partie de l'Asie, a-t-on appris mercredi
de sources policière et officielle.
L'homme,
A.H. Somadasa, a été arrêté lundi
dans un camp de secours, où la famille avait trouvé
refuge après le violent séisme du 26 décembre,
a expliqué l'inspecteur W.D.T. Wijesena. Il a été
libéré sous caution mardi dans la ville de Balapitiya,
sur la côte sud du pays. Les deux fillettes, âgées
de sept et neuf ans, ont été remises à
leur père.
L'avocat
du suspect, Sumith Dhammika de Silva, a clamé l'innocence
de son client, expliquant qu'aucune preuve n'étayait
l'accusation. Le grand-père lui a au contraire expliqué
que deux étrangers étaient venus le voir pour
offrir d'aider sa famille. Les deux hommes avaient apparemment
l'intention d'acheter les deux petites filles.
Au
camp de réfugiés, situé dans un temple
bouddhiste, les membres de sa famille ont confirmé
ces affirmations, expliquant que les deux hommes, l'un de
nationalité anglaise, l'autre indienne, s'étaient
rendus sur place plusieurs fois. Ils ont ainsi posé
des questions sur les orphelins et offert leur aide à
la famille.
Ils
ont commencé à s'intéresser aux petites-filles
du suspect après avoir appris que leur mère
était décédée dans le tsunami
et ont pris des photos des fillettes, a expliqué leur
tante, A.H. Dammi Pushpakanthi. "Ils m'ont expliqué
qu'ils voulaient aider les enfants qui n'avaient plus ni père
ni mère (...) Ils n'ont jamais parlé d'acheter
les enfants. Mon père n'aurait jamais vendu les enfants.
Il a eu sept filles et ne nous a jamais vendues".
L'inspecteur
W.D.T. Wijesena a rapporté que les étrangers,
dont l'un s'est dit "membre de la presse", avaient
accusé le grand-père d'avoir voulu céder
ses petites-filles. "Ils étaient les informateurs,
non les coupables (...) Ils ne sont pas suspects".
Source
: AP |