| Référendum:
Jean-Pierre Chevènement dénonce "les pressions incroyables"
sur les opposants à la Constitution
Le président
d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC)
Jean-Pierre Chevènement a dénoncé mercredi
"les pressions incroyables" exercées sur
les opposants à la Constitution européenne.
Invité
de l'émission "Res Publica" sur France Inter
avant d'être reçu par Jacques Chirac, Jean-Pierre
Chevènement a expliqué qu'il "aborde cette
campagne un peu comme David affrontait Goliath".
"Je
sais très bien que des moyens écrasants sont
à la disposition du 'oui' de tous les partis installés
(UMP, PS, Verts)", ainsi que "l'essentiel de l'establishment
des moyens audiovisuels", a-t-il avancé. "C'est
avec très peu de moyens que nous allons aborder cette
bataille."
Au
cours de son entretien avec le président Chirac, l'ancien
ministre de la Défense "va (lui) demander un plan
d'accès égal aux partisans du 'oui' et du 'non'
aux médias". "C'est le rôle du CSA".
"Il
est normal que ces temps d'antenne soient repartis en fonction
de la représentation obtenues par les uns et les autres
aux élections présidentielle et législatives",
a-t-il ajouté en soulignant que "le non a ses
chances".
Pour
les partisans du 'oui', "il s'agit de répandre
dans l'esprit public l'idée que la Constitution européenne
serait supérieure à la Constitution nationale",
a regretté ce farouche opposant au projet constitutionnel
européen. Ce dernier "ne peut que nous créer
de la régression économique et sociale (...)
saper les fondements de la démocratie (...) et marginaliser
la France encore plus".
Quant
à l'adhésion de la Turquie, l'ancien ministre
s'est déclaré favorable à son entrée
dans une "Europe des nations" tout en qualifiant
de "dérive préoccupante" son arrivée
"dans une Europe intégrée".
Interrogé
sur une éventuelle candidature à la prochaine
présidentielle, Jean-Pierre Chevènement a rétorqué
qu'il ne serait "pas inerte en 2007". Fort de 1,5
million de voix au premier tour en 2002, il a souligné
que "c'est quelque chose qui est considérable".
"Je
mesure la responsabilité que cela me donne", a-t-il
conclu.
Source
: AP |