| L'UNESCO
va travailler à la création d'un système d'alerte aux tsunamis
dans l'océan Indien
L'UNESCO
va travailler avec différents partenaires à
l'établissement d'un système d'alerte aux tsunamis
dans l'océan Indien d'ici juin 2006, et à l'instauration
d'un système global d'alerte avancée pour juin
2007.
Koïchiro
Matsuura, le directeur général de l'Organisation
des Nations unies pour l'éducation, la science et la
culture, l'a annoncé mercredi à Port Louis,
lors d'une conférence de presse en marge de la réunion
internationale des Nations unies sur les petits Etats insulaires
en développement.
Ses
propos font suite au tsunami du 26 décembre qui a fait
plus de 153.000 morts dans des pays riverains de l'océan
Indien, dont plus de 106.000 en Indonésie.
Le
coût d'installation de l'infrastructure scientifique
dans l'océan Indien s'élèverait à
environ 30 millions de dollars (22,6 millions d'euros), avec
un coût annuel de maintenance d'un à deux millions
de dollars (entre 753.000 et 1,5 million d'euros), a-t-on
appris auprès de l'UNESCO. Une partie des fonds viendrait
des pays qui ont proposé leur aide, mais M. Matsuura
a aussi insisté sur le besoin d'une participation des
Etats qui vont bénéficier de ce système
dans l'océan Indien.
Outre
l'installation d'instruments scientifiques, la mise en place
d'un tel système nécessite l'établissement
de centres régionaux et d'un QG pour récolter
l'ensemble des données.
Selon
l'UNESCO, des experts doivent se réunir en mars prochain
à Paris pour discuter de l'élaboration du système.
Puis au mois de juin, la commission océanographique
intergouvernementale (COI, organe mis sur pied par l'UNESCO,
qui a lancé un système efficace d'alerte aux
tsunamis dans le Pacifique en 1968) peaufinera la stratégie.
A
l'UNESCO, on souligne que l'agence onusienne va travailler
en relation étroite avec différents partenaires
dont l'Organisation mondiale de la météorologie
(OMM), afin d'établir un système sur la base
des dispositifs déjà existants.
A
Port Louis, Koïchiro Matsuura a insisté sur le
besoin d'un système global en raison de la probabilité
de tsunamis dans plusieurs régions du monde (Caraïbes,
Méditerranée, Pacifique Sud-Ouest). Le coût
d'installation d'un tel système n'a pas été
chiffré pour le moment. Mais le directeur général
de l'UNESCO a appelé les donateurs potentiels à
faire preuve de générosité pour le financement
du projet.
Source
: AP |