| Algérie:
mobilisation contre le vol de téléphones portables
Témoin
de l'explosion de la petite délinquance en Algérie,
le vol de téléphones mobiles suscite la mobilisation
des opérateurs.
Même
si l'ampleur du phénomène n'est pas encore reconnue
officiellement, quelque 8.000 téléphones portables
ont été volés entre janvier et juillet
2004, selon Djezzy, l'un des trois opérateurs de téléphonie
mobile en Algérie sur un marché total de 4,8
millions d'utilisateurs.
Pour
tenter d'enrayer le phénomène, les trois opérateurs
algériens (Mobilis, Orascom et Wataniya) ont décidé
de créer une base de données commune répertoriant
tous les mobiles volés qui, par la suite, ne pourront
plus être utilisés sur aucun des trois réseaux.
L'idée
de la création d'une "liste noire" recensant
tous les portables volés a été adoptée
la semaine dernière, lors d'une réunion tenue
au siège de l'Autorité de régulation
de la poste et des télécommunications (ARPT)
et à laquelle à pris part un représentant
du ministère de l'Intérieur.
La
victime devra déclarer le vol à la police, en
fournissant le numéro de série propre à
chaque téléphone (International Mobile Equipment
Identity ou IMEI), avant de contacter son opérateur
qui mettra automatiquement l'appareil sur liste noire.
"Nous
sommes partis d'un constat simple : la première motivation
des voleurs de mobiles n'est pas la ligne mais c'est l'appareil
lui-même qui pourra être écoulé
sur le marché parallèle", a expliqué
le chargé des affaires réglementaires à
Wataniya, Mohamed Kaddour.
Pour
mener à bien cette opération, une campagne de
communication sous le slogan "Mobile volé, mobile
bloqué" devrait être engagée dans
les prochaines semaines.
Les
promoteurs de cette action voudraient par ailleurs que les
mobiles dérobés en Algérie ne fonctionnent
pas à l'étranger et vice-versa en s'associant
avec des opérateurs européens car beaucoup de
mobiles qui arrivent sur le marché parallèle
algérien ont été volés en Espagne,
en France ou en Italie.
Source
: AP |