| Bruno
Gollnisch suspendu de ses fonctions de professeur
Le
délégué général du Front
national Bruno Gollnisch a été suspendu de ses
fonctions de professeur à l'Université Jean
Moulin (Lyon III) "dans l'intérêt du service",
par arrêté du ministre de l'Education nationale,
en date du 3 février, a annoncé jeudi le ministère.
La
reprise des cours de Bruno Gollnisch à l'Université
Lyon III, interrompus depuis fin octobre à cause de
ses propos sur les chambres à gaz, avait provoqué
mercredi des échauffourées entre opposants et
sympathisants du numéro deux du Front national.
Environ
quarante militants d'associations étudiantes rassemblés
peu avant 08H00 devant les portes de l'amphithéâtre
où se tenait le cours de droit international de M.
Gollnisch, s'étaient affrontés avec une poignée
de sympathisants de l'élu d'extrême droite.
Les
militants de l'Union nationale des étudiants de France
(UNEF), l'Union des étudiants juifs de France (UEJF)
et de l'association de lutte contre le révisionnisme
Hippocampe, avaient organisé un sit-in pour retarder
l'arrivée des étudiants, brandissant des pancartes
"Lyon III: ni amnésie, ni amnistie", et scandant
des slogans tels que "Gollnisch dehors! Rendez-nous Jean
Moulin!" ou "Fascistes! Fascistes! Hors des facs!".
Quelques
sympathisants du FN avaient rétorqué par des
insultes et des slogans tels que "La France aux Français!",
"Staline, Trotski, assassins!", avant qu'une bousculade
s'ensuive et que des coups soient échangés.
Le
délégué général du FN,
visé par une procédure disciplinaire engagée
par l'Université pour des propos sur les chambres à
gaz tenus lors d'une conférence de presse le 11 octobre,
avait été autorisé par le Conseil d'Etat
le 14 janvier à reprendre ses cours, suspendus par
le président de Lyon III fin octobre.
Le
11 octobre à Lyon, Bruno Gollnisch, tout en assurant
"ne pas remettre en cause les déportations"
ni "les millions de morts" des camps nazis, avait
déclaré: "Quant à savoir la façon
dont les gens sont morts, le débat doit avoir lieu".
Source
: AFP |