| Jean-Marie
Le Pen: Marine souffre pour son papa
"Marine
souffre pour son papa", affirme le président du
Front national Jean-Marie Le Pen dans un entretien publié
mercredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".
"Ce
ne sont pas mes déclarations qui ont fait souffrir
Marine, mais les fausses accusations dont je suis l'objet",
explique Jean-Marie Le Pen, visé par une enquête
préliminaire ouverte le 14 janvier par le parquet de
Paris pour "apologie de crimes de guerre" et "contestation
de crimes contre l'humanité".
Dans
un entretien publié le 7 janvier par "Rivarol",
hebdomadaire d'extrême-droite, le numéro un du
FN avait déclaré: "En France du moins,
l'occupation allemande n'a pas été particulièrement
inhumaine même s'il y eut des bavures, inévitables
dans un pays de 550.000 kilomètres carrés".
Jean-Marie
Le Pen estime que sa fille est plus sensible que lui aux réactions
qu'ont suscité ses propos sur l'occupation.
"Et
je la comprends", dit-il dans l'entretien au "Parisien".
"Moi, j'ai une peau de crocodile et je suis blindé.
Les jeunes ont le cuir plus sensible. Marine souffre pour
son papa. Parce qu'on s'aime, nous!"
Le
président du Front national réaffirme qu'il
n'y a "aucun problème" entre sa fille et
lui. "Il n'y en a pas non plus au FN. J'aimerais qu'il
y ait chez nous beaucoup de gens de la qualité de Marine".
Mais il rappelle qu'il a "toujours dit à ceux
qui menaçaient de partir: on ne quitte jamais son poste".
"Quand on a accepté une fonction, ce qu'on peut
faire au maximum, c'est offrir sa démission, que je
suis libre de refuser".
Il
explique toutefois n'avoir "reçu aucun courrier
annonçant une quelconque modification" du comportement
de Marine Le Pen. "Et s'il devait y avoir par extraordinaire
une lettre de démission d'un responsable du FN, je
pense que j'en serais le premier destinataire".
Revenant
sur l'entretien de "Rivarol", il raconte que ces
éléments "ne figuraient pas dans l'interview:
ils relevaient d'une conversation privée". "Mais
ils sont exacts", reconnaît-il. "Je n'ai jamais
dit, bien évidemment, que la Gestapo 'protégeait'
la population française: ç'aurait été
à la fois inexact et indécent. Soixante ans
après la guerre, j'essaie de porter sur elle un regard
objectif".
Source
: AP |