| L'empoisonneur
présumé d'animaux de la Corrèze s'est suicidé
L'empoisonneur
présumé d'animaux, soupçonné d'avoir
tué des dizaines de chiens et de chats entre août
1998 et février 2001 dans le nord de la Corrèze
et condamné en octobre 2003 à un an de prison
ferme par le tribunal correctionnel de Tulle, s'est suicidé
en prison, a-t-on appris mercredi auprès de son avocat.
Selon
Me Michel Labrousse, M. Bondonny, qui devait comparaître
mercredi et jeudi devant la cour d'appel de Limoges, s'est
pendu dans sa cellule de la maison d'arrêt de Tulle
dans la nuit de mardi à mercredi.
"L'action
publique est éteinte", a affirmé l'avocat
général de la Cour d'appel, Lionel Chassin,
devant les dizaines de parties civiles venues assister au
procès et alors que résonnaient les cris de
la famille de M. Bondonny.
"Rien
ne laissait penser à cela", a affirmé Me
Labrousse. "Je n'ai pas d'explications. Il était
confiant dans son innocence", a-t-il souligné.
"C'est un dossier qui laissera beaucoup de doute et beaucoup
d'amertume", a précisé Me Labrousse.
Roland
Bondonny, un négociant en vins et ancien conseiller
municipal RPR d'Egletons, âgé de 72 ans, avait
été condamné en octobre 2003 à
deux ans de prison dont un avec sursis par le tribunal correctionnel
de Tulle.
M.
Bondonny a également été condamné
à verser plus de 111.OOO euros de dommage et intérêts
et de frais de justice aux quelque 90 particuliers, communes
et associations de chasse qui s'étaient portés
parties civiles.
Il
a par ailleurs été mis en examen pour pour "complicité
d'assassinat" d'un des principaux témoins du procès,
Marius Lac, un ancien gendarme de 65 ans, retrouvé
mort en août 2003 à son domicile à La
Chapelle-Spinasse (Corrèze) et avait été
placé en détention provisoire à la maison
d'arrêt de Tulle.
Son
homme de main présumé, Alain Bodchon, 52 ans,
a lui été mis en examen pour "assassinat"
et placé en détention provisoire à Guéret.
M.
Bondonny s'était toujours dit victime de la vindicte
populaire, de "ragots" et de "calomnie".
En le condamnant en première instance, les juges avaient
cependant estimé que cet homme, propriétaire
d'un vaste domaine de chasse, avait voulu se venger d'autres
chasseurs après des querelles et des jalousies.
Source
: AFP |