| Corse:
Roger Marion mis en examen pour dénonciation calomnieuse
Roger
Marion, l'ancien patron de la Direction nationale antiterroriste
(DNAT), a été mis en examen le 14 janvier dernier
à la suite de la plainte pour "dénonciation
calomnieuse" déposée fin 2001 par Demetrius
Dragacci, l'ancien patron du service régional de la
police judiciaire (SRPJ) d'Ajaccio, a-t-on appris mercredi
de source judiciaire.
Lors
de son audition en juillet 1999 par les députés,
dans le cadre des commissions parlementaires de l'Assemblée
nationale et du Sénat sur la sécurité
en Corse, Roger Marion avait affirmé que M. Dragacci,
avait favorisé la fuite d'Yvan Colonna, l'assassin
présumé du préfet Erignac.
Originaire
de Cargèse (Corse-du-Sud), comme les Colonna, le chef
du SRPJ aurait informé le père d'Yvan Colonna,
l'ancien député PS Jean-Hugues Colonna, que
son fils faisait l'objet d'une surveillance policière,
avait déclaré Roger Marion aux députés.
Des
propos qui ont déclenché la fureur de Demetrius
Dragacci, qui a déposé plainte en décembre
2001. Devant la commission sénatoriale, M. Marion avait
ensuite mis en cause les Renseignements généraux
dans la fuite d'Yvan Colonna.
Un
changement de déposition qui avait à l'époque
conduit le président de la commission, le sénateur
RPR de Saône-et-Loire Jean-Patrick Courtois, à
saisir le parquet de Paris pour "faux témoignage".
En
décembre 1999, le procureur de la République
de Paris avait cependant signalé au président
de l'enquête sénatoriale qu'il ne donnerait pas
de suite à la dénonciation de l'attitude de
Roger Marion, à l'époque numéro-2 de
la police judiciaire.
Yvan
Colonna, désigné en mai 1999 par ses complices
présumés, comme l'assassin du préfet
de Corse, Claude Erignac, le 6 février 1998 à
Ajaccio, avait réussi à prendre le fuite avant
d'être interpellé. Il a été arrêté
le 4 juillet 2003, après quatre ans de cavale, dans
une bergerie en Corse.
Source
: AP |