| Borloo
veut la modernisation des 35 heures pour qu'elles soient tenables
Le
ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo,
a souhaité mercredi "la modernisation des 35 heures
pour qu'elles soient tenables", lors de l'examen à
l'Assemblée de la proposition de loi UMP réformant
les 35 heures.
C'est
une "proposition à la fois simple et qui nous
paraît de bon sens", alors que les 35 heures ont
donné "des résultats pour le moins nuancés",
a-t-il affirmé en intervenant pour la première
fois dans le débat.
"Il
est probable que les adaptations Robien (ndlr: de 1996, première
loi sur la réduction du temps de travail), voire Aubry
I ont permis à une partie de l'industrie française
(...) des mutations indispensables", mais "dans
d'autres secteurs où la part de main d'oeuvre est décisive",
cela a "probablement freiné une part du développement
économique de notre pays", a-t-il estimé.
"Comment
ne pas voir que si ce passage" aux 35 heures a "permis
de la flexibilité dans les entreprises, il s'est fait
au prix de la modération salariale" en particulier
pour les ouvriers, a-t-il poursuivi.
"Les
35 heures payées 39, cela a été considéré
comme un acquis social, dont acte: la seule question qui nous
est posée, c'est la modernisation des 35 heures pour
qu'elles soient tenables", a jugé le ministre.
"La modernisation, ce sont trois choses", a-t-il
ensuite énuméré: la "réactivité
de nos entreprises", la "capacité à
avoir plus de revenus" et la "modernisation du dialogue
social".
Cette
intervention "tranche singulièrement avec tout
ce que nous avons pu entendre pendant ce débat",
a jugé Jean Le Garrec, en estimant que si le ministre
avait parlé plus tôt, le débat aurait
"pu s'engager au fond et non pas sur des positions caricaturales".
Toute
la matinée, députés de gauche et de droite
se sont mutuellement accusés de tomber dans l'idéologie.
L'examen
des articles devait commencer mercredi en fin d'après-midi,
le texte étant soumis au vote solennel de l'Assemblée
mardi prochain.
Cette
proposition de loi est pour partie l'aboutissement des travaux
d'une mission parlementaire sur les 35 heures, créée
fin 2003 à l'issue d'un forcing des réformateurs
de l'UMP, et dirigée par les deux co-signataires du
texte, Patrick Ollier et Hervé Novelli.
Source
: AFP |