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50 ans, Nicolas Sarkozy se sent encore très jeune
Au
jour de son 50e anniversaire, Nicolas Sarkozy a confié
vendredi à des salariés d'Alstom qu'il se sentait
"encore très jeune".
"Je
tiens à faire une mise au point. Je suis encore très
jeune", a déclaré le président de
l'UMP lors d'une visite de l'usine Alstom Transport de Valenciennes
(Nord) dans le cadre de son déplacement de trois jours
dans le Nord-Pas-de-Calais. La "mise a point" de
Nicolas Sarkozy pouvait aussi se comprendre comme une allusion
à l'âge de Jacques Chirac.
En
guise de cadeau, le directeur de cette usine de 1.200 salariés
a offert à Nicolas Sarkozy une maquette du modèle
de Train express régional (TER) fabriqué à
Valenciennes.
Le
président de l'UMP, qui devait célébrer
son anniversaire dans la soirée lors d'un meeting à
Lille, puis en privé dans une brasserie de la ville,
a promis que le modèle réduit "ne sortira
pas" de son bureau. "Cette maquette représente
pour moi la lutte contre la fatalité", a-t-il
expliqué.
Nicolas
Sarkozy a confié qu'il était "très
émouvant" de revenir dans une usine du groupe
Alstom. Pendant ses neuf mois à Bercy, l'ancien ministre
de l'Economie s'est beaucoup impliqué pour sauver le
groupe industriel français de la faillite, en plaidant
sa cause auprès de Bruxelles.
Durant
les deux heures qu'a duré la visite de Nicolas Sarkozy,
les salariés d'Alstom ont été nombreux
vendredi à le remercier, y compris les syndicalistes.
La CGT, qui l'avait bloqué en avril dernier à
l'entrée de l'usine de La Rochelle, lui a réservé
le meilleur accueil. "On n'a pas manifesté pour
vous empêcher de rentrer. On sait que vous nous avez
apporté quelque chose", a déclaré
à M. Sarkozy Jean-Philippe Lécluse, délégué
CGT du site.
"Vous
avez choisi de me faire confiance. J'ai essayé de ne
pas trahir cette confiance", a répondu l'ancien
ministre de l'Economie. Il a cependant reconnu que l'entreprise
n'était pas "sortie d'affaire" et qu'il fallait
"continuer à travailler".
Après
le passage de M. Sarkozy, les salariés ne cachaient
pas leurs réserves. "C'est très bien ce
qu'il a fait pour Alstom, mais maintenant, il nous faut des
commandes", a expliqué Jean-Pierre Boulinguez,
un agent de maîtrise, en notant que "l'usine tourne
à 50%". "Si ça continue comme ça,
les pays de l'Est vont nous manger".
Joël
Cochez, un autre salarié, s'interrogeait sur le sens
de la visite: "On se demande ce qu'il va nous apporter.
Il espère passer aux élections, c'est ça
peut-être".
Source
: AP |