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PS met le cap sur 2007 sur fond d'ambitions élyséennes
Démonstration
de force au PS. Plus de 1.200 responsables de section socialistes
ont rendez-vous dimanche à la Mutualité pour
lancer le chantier du projet pour 2007 et porter le fer contre
le gouvernement, notamment sur les impôts locaux. Des
retrouvailles sur fond de course à l'échalote
entre présidentiables.
Pour
les aspirants candidats, ce 10e rassemblement des secrétaires
de section sera l'occasion d'une opération séduction.
Cette semaine, certains ont pris date pour 2007: mardi, Jack
Lang avouait son intention de briguer l'investiture; jeudi,
le N°3 du PS François Rebsamen lâchait que
"pour (lui), en 2007, c'est Hollande"; vendredi,
Claude Bartolone dépeignait son mentor Laurent Fabius
comme "un bon candidat potentiel".
Samedi,
l'ancien Premier ministre réunira d'ailleurs 350 à
400 de ses "amis" à Pantin, près de
Paris, pour discuter emploi, école, logement et services
publics. Manière d'apporter sa pierre au projet du
parti et de montrer qu'il entend rester à l'offensive
malgré sa déroute au référendum
interne de décembre sur le traité européen.
"Loyal",
Laurent Fabius reste d'une prudence de chat sur le dossier
européen: s'il votera "non" au référendum,
il se garde de faire activement campagne. Une retenue dont
le sénateur Jean-Luc Mélenchon ne s'embarrasse
guère. "Je n'exclus pas du tout de faire campagne
avec d'autres partisans du 'non'", a-t-il prévenu
vendredi dans "L'Humanité", au risque de
franchir la ligne jaune tracée par la direction du
parti et s'exposer à des sanctions.
Dimanche,
le PS mettra le cap sur 2007 en lançant une vaste campagne
d'adhésion auprès des Français pour les
inviter à participer à son projet. Son leitmotiv:
"Pourquoi laisser les autres décider de votre
avenir?". Moyennant une contribution libre de 10 euros
minimum, les sympathisants du PS pourront obtenir une carte
temporaire, qui leur permettra de voter à toutes les
étapes de la préparation, y compris lors du
vote final de validation.
"On
a besoin d'un apport de sang neuf. On manque cruellement de
relais, de contacts dans les milieux populaires", explique
François Rebsamen, qui espère convaincre ces
"adhérents du projet" de rester. "Nous
ne leur proposons pas de déjeuner avec François
Hollande ou d'avoir une photo dédicacée",
lance-t-il dans une pique à Nicolas Sarkozy. "Notre
souhait, c'est que notre projet ne s'élabore pas en
vase clos, entre spécialistes".
Parallèlement,
le PS lancera les grands travaux de réflexion sur son
projet ("Une nouvelle chance pour la France"), sous
le patronage de la "troïka" Martine Aubry,
Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang. Dans les six prochains
mois, ceux-ci dresseront un "diagnostic" de l'état
de la France à l'aide de questionnaires envoyés
aux militants et adhérents temporaires. A la rentrée,
ils rédigeront leurs propositions, qui devraient être
entérinées au premier trimestre 2006.
Enfin,
les responsables locaux du parti, dont l'emblématique
présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène
Royal, entendent revenir à la charge contre la décentralisation,
accusée de plomber les impôts locaux. Une polémique
qui fait rage depuis quelques jours entre le gouvernement
et les 20 présidents de région socialistes.
Source
: AP |