| France:
confirmation d'un cas d'ESB chez une chèvre
Le
ministère de l'Agriculture annonce avoir reçu
confirmation d'un cas d'encéphalopathie spongiforme
bovine (ESB) chez une chèvre. Décelé
en octobre dernier sur un animal abattu en 2002, ce cas -une
première en France- a été confirmé
vendredi par un panel de scientifiques désigné
par la Commission européenne.
L'éventualité
d'une transmission de l'ESB aux petits ruminants est prise
en compte depuis plusieurs années par la réglementation
afin de garantir un niveau élevé de protection
de la santé publique, souligne le ministère
qui cite notamment l'interdiction des farines animales, le
retrait à l'abattoir et la destruction des tissus à
risque et l'abattage des troupeaux atteints de tremblante.
Un
dispositif européen de surveillance de la tremblante
mis en place en 2002 a permis d'étudier plus de 140.000
cerveaux de chèvres en Europe, dont 60.000 en France.
Afin
de déterminer que le cas français est isolé,
la Commission européenne va proposer aux experts de
renforcer le programme de surveillance de la tremblante chez
les caprins. La commission européenne souhaite tester
200.000 chèvres dans les 25 pays de l'UE au cours des
six prochains mois. Le programme se concentrerait sur les
pays où des cas d'ESB ont été enregistrés
dans le passé, dont la Grande-Bretagne, où l'équivalent
humain de l'ESB, la variante de la maladie de Creutzfelt-Jakob
a tué 148 personnes.
Les
gouvernements européens voteront sur ce programme la
semaine prochaine, lors d'une réunion mercredi et jeudi
prochain.
Le
ministère français de l'Agriculture note qu'il
a également saisi l'Autorité européenne
de sécurité des aliments (AESA) d'une demande
d'évaluation quantitative du risque, dont les résultats
sont attendus pour juillet prochain. Par ailleurs, Bruxelles
ne recommande aucun changement dans les habitudes de consommation
des produits d'origine caprine.
A
Bruxelles, le commissaire européen chargé de
la santé et la protection des consommateurs, Markos
Kypriakou a tenu à "rassurer les consommateurs
sur le fait que les mesures de sécurité existantes
offrent un très haut niveau de protection". Il
a plaidé par ailleurs pour le renforcement des tests
sur les caprins.
Source
: AP |