| Quinze
ans de réclusion pour une femme accusée d'empoisonnement
La
jeune femme de 37 ans poursuivie pour deux tentatives de meurtre
par empoisonnement a été condamnée tard
vendredi à quinze années de réclusion
criminelle par la cour d'assises de la Loire à Saint-Etienne.
Ce
verdict est conforme au réquisitoire de l'avocat général.
Mais si la cour a reconnue la jeune femme coupable de tentative
de meurtre sur un ami en février 2002, elle l'a en
revanche acquittée d'avoir tenté d'assassiner
son ancien mari en avril 2000.
L'avocat
général avait baptisé de "mystère
des séquestrés de Génilac" la tentative
présumée de Sabine Granottier de donner la mort
à son ancien mari, en avril 2000, puis à un
ami, en février 2002, en leur faisant absorber des
substances médicamenteuses mélangées
à des boissons et à des aliments.
L'accusée
avait seulement admis avoir fait boire du Xanax pillé
à un ami qui s'était rendu chez elle, à
Génilac (Loire), pour y réaliser les formalités
de vente d'une voiture. Elle a expliqué avoir agi "pour
le calmer" car il se serait montré "entreprenant"
envers cette jeune mère de trois enfants.
Après
avoir gardé cet homme pendant plus de deux jours chez
elle, elle l'avait conduit dans une zone escarpée du
massif du Pilat, l'abandonnant en état semi-comateux
dans l'eau froide d'un ruisseau. "Robert Tardy a été
sauvé miraculeusement par une patrouille de gendarmerie
qui passait par là", a déclaré l'avocat
du quinquagénaire, affirmant que la jeune femme avait
voulu le faire disparaître pour ne pas avoir à
payer le véhicule.
Des
traces de benzodiazépine avaient été
retrouvées dans le sang de cet homme dont la température
du corps était descendue à 35,5 degrés.
Présentée
par les psychiatres comme frappée d'une pathologie
"mythomaniaque" dans laquelle se mêlent la
réalité et son imagination sans limites, cette
jeune femme réfutait avoir tenté d'empoisonner
son ex-mari, quelques heures avant qu'il ne perde connaissance
au volant de sa voiture, le 1er mai 2000. L'avocat d'Arthur
Mouradian avait estimé qu'elle aurait voulu éliminer
un éventuel obstacle à sa garde des enfants,
au moment où le couple entamait une nouvelle séparation.
Source
: AP |