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futur site de livraison des A380 sera aussi une vitrine pour
Airbus Le
site de livraison des A380, qui devrait être inauguré
vers la mi-2006 avec la remise du premier exemplaire de l'avion
géant à Singapore Airlines, sera également
une vitrine pour l'avionneur et tous ses clients.
Il
rassemblera en un même lieu deux activités aujourd'hui
séparées à Blagnac pour les modèles
déjà existants: la partie technique où
Airbus passera le relais, sur 4 à 5 jours, aux équipages
commerciaux et aux dirigeants des compagnies-clientes venus
réceptionner ces appareils coûtant de 263 à
286 millions de dollars, et la partie cérémonielle,
qui permettra d'accueillir de nombreux invités pour
des premiers vols de prestige.
Voir l'animation
"Nous souhaitons que les architectes se lâchent
un peu sur ce projet (de site) car c'est une question d'image,
notamment en matière d'environnement", explique
Claude Maury, chef du projet.
Six
cabinets d'architecture, dont un allemand, mis en compétition
depuis le lancement de ce projet de 55 MEUR en octobre dernier,
doivent rendre leurs copie à la fin du mois. Le site
occupera 40 hectares à cheval sur les communes de Blagnac,
Cornebarrieu et Colomiers.
Airbus vient d'en dévoiler quelques données:
un bâtiment central d'accueil de 8 à 10.000 mètres
carrés, trois satellites autour desquels s'articuleront
12 places-avions aux dimensions impressionnantes de l'envergure
(80 mètres) de l'A380. Les modèles plus petits
y seront à leur tour livrés progressivement.
Même
si, insiste Airbus, l'activité d'un centre de livraison
n'est pas celle d'un aéroport, le site, baptisé
provisoirement Saurous, du nom du lieu-dit où il s'élèvera,
comportera notamment, outre les parties proprement techniques,
un salon de 500 places, un bureau de douane, un système
sécurisé d'arrivée des bagages des invités
en soute. "Nous avons ajouté une fonction nouvelle:
la communication", résume Patrick Tejedor, directeur
d'Airbus France à Toulouse.
Chaque
phase de livraison d'un appareil s'échelonne sur quatre
ou 5 jours: vérifications de base de la cabine, de
l'extérieur, essais moteur, vol d'acceptation le deuxième
jour pour tester les équipements, délivrance
du certificat de navigabilité, du titre de propriété
(une fois la facture réglée en totalité,
précise M. Tejedor). C'est ensuite le départ
pour le "ferry flight", premier vol de convoyage
dont de plus en plus de compagnies-clientes font un évènement
médiatique en le remplissant d'invités.
Le
directeur d'Airbus France Toulouse rappelle que seuls les
A380 destinés à l'Europe et au Proche Orient,
soit un avion sur quatre, seront réceptionnés
par leurs acheteurs à Hambourg (Allemagne), où
la piste est moins longue qu'à Blagnac, à l'issue
d'un "accord limpide" entre les deux centres d'assemblage.
Et que le site de livraison toulousain fera travailler 400
personnes, soit 50 de plus qu'aujourd'hui. 191 appareils y
ont été livrés en 2003, 210 sont prévues
en 2005.
"On
a connu plus de problèmes de peinture que de moteurs",
se réjouit Patrick Tejedor qui n'a recensé qu'un
seul refus complet, il y a très longtemps, sur 3.500
livraisons. Claude Maury confirme, se souvenant par exemple
de l'épouse du président d'une compagnie moyen-orientale
exigeant qu'on repeigne le logo national sur la queue de l'appareil
livré: l'aigle représenté n'y souriait
pas. Ce qui fut fait, pendant le week-end.
Source
: AFP |