| Une
contrôleuse de train sexuellement agressée dans un TER dans
le Lot Une
contrôleuse de train de 31 ans a été sexuellement
agressée, mardi soir à bord d'un TER Toulouse-Cahors,
par un passager qui a été interpellé
et placé en garde à vue à Cahors, a-t-on
appris mercredi de source judiciaire et policière.
L'auteur
présumé de l'agression a été interpellé
à 21H25, peu après l'arrivée en gare
de Cahors du TER à 20H24 à la suite du signalement
détaillé fourni par la contrôleuse.
Les
policiers ont interpellé en bas de son domicile un
homme de 24 ans, déjà connu de leurs services
mais pas pour des agressions sexuelles.
Mercredi
matin, l'agresseur présumé était toujours
en garde à vue et le parquet de Cahors a indiqué
avoir ouvert une enquête pour viol.
Hospitalisée
mardi soir, la contrôleuse a pu regagner son domicile
mercredi matin, indique la SNCF qui a fait part de "son
émotion et de toute son indignation face à ce
genre d'événement".
Selon
les premiers éléments de l'enquête, l'agresseur
serait passé à l'acte alors que la contrôleuse
était seule dans une rame.
Les
contrôleurs des régions Midi-Pyrénées,
Aquitaine et Poitou-Charente ont décidé de se
mettre en grève mercredi après-midi après
l'agression de leur consoeur. Le trafic des trains régionaux
devrait être pertubé dans l'après-midi
dans les régions concernées, selon la direction
régionale de la SNCF. La SNCF a annoncé la mise
en place d'un service de substitution par autocars. Le trafic
des trains grandes lignes et des TGV est normal.
Le
syndicat SUD-Rail a annoncé qu'une réunion avec
la direction régionale de la SNCF, dans la journée
de mercredi, devait permettre aux organisations syndicales
d'aborder les problèmes de sécurité pour
les agents.
"Le
traumatisme est fort et d'autant plus fort que la profession
s'est grandement féminisée au cours des dernières
années", a souligné Philippe Martin, responsable
régional du syndicat SUD-Rail. A titre d'indication,
le syndicaliste a indiqué qu'il y avait en Midi-Pyrénées
une dizaine de contrôleurs de sexe féminin en
1995, et qu'aujourd'hui elles étaient entre 70 et 80
sur un effectif de 370.
Source
: AFP |