| 2.500
à 3.500 militants de groupes d'extrême droite selon les RG
Un
rapport des renseignements généraux (RG) cité
par Le Monde daté de dimanche, évalue entre
2.500 et 3.500 le nombre de militants des groupuscules d'extrême
droite en France, vivant surtout en Alsace, Ile-de-France
et Paca et dont l'ennemi commun est l'islam et le monde arabe.
Commandé
par le ministère de l'Intérieur pour mieux cerner
les auteurs des actes racistes et antisémites et disposer
d'un état des lieux des groupuscules violents d'extrême
droite, selon le journal, ce rapport de la Direction centrale
des renseignements généraux (DCRG), remis mi-janvier
au ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin, souligne
"un éclatement des structures et des effectifs
stables".
Ces
groupuscules regroupent entre 2.500 et 3.500 militants ou
sympathisants dont une petite partie est violente. Ils peuvent
être schématiquement divisés en cinq grandes
familles : les skinheads, le groupe identitaire (dont le GUD,
groupe union défense), les ultranationalistes (dont
l'Oeuvre française et les pétainistes), les
néonazis (implantés notamment en Alsace) et
les hooligans, selon Le Monde.
"L'entourage
du ministre de l'Intérieur" souligne "la
dégénérescence assez nette des structures
de cette mouvance, qui ne constituent pas une grave menace
pour l'Etat aujourd'hui", rapporte le journal.
Même
si le milieu de l'extrême droite est très éclaté,
les sympathisants se retrouvent autour d'un "pire ennemi"
commun : le propagation de l'islam et la présence des
Arabes sur le sol français. L'antisémitisme
semble être en net recul au sein de ses groupuscules,
indique encore Le Monde.
Le
nombre d'actes violents imputables à des sympathisants
d'extrême droite était de 52 en 2000, 28 en 2001,
52 en 2002, 28 en 2003 et 65 en 2004, rappelle le quotidien
qui note que, selon le rapport, 35,5% des militants d'extrême
droite auteurs des violences habitent en Alsace.
Source
: AP |