| Nicolas
Sarkozy demande une loi sur le service minimum dans les transports
Nicolas
Sarkozy rappelle à Jacques Chirac ses promesses de
2002. Le président de l'UMP demande "que soit
adoptée une loi sur l'organisation du service minimum
dans les transports" avant 2007, dans un entretien publié
jeudi dans "Le Parisien-Aujourd'hui en France".
"C'est
un engagement que nous avons pris collectivement lors des
élections de 2002", souligne M. Sarkozy. Durant
la campagne présidentielle, Jacques Chirac s'était
prononcé pour l'instauration d'un "service garanti"
en cas de grève dans les transports publics.
Cet
engagement "doit être tenu avant la fin de cette
législature en 2007", lance Nicolas Sarkozy alors
que les cheminots étaient en grève mercredi,
entraînant de fortes perturbations de trafic sur l'ensemble
du réseau national.
Le
président de l'UMP "observe qu'il existe déjà
dans les hôpitaux et à la télévision.
Il n'y a donc aucune raison qu'il ne soit pas mis en place
dans les transports en commun". Et "il permettra,
aux heures de pointe, à des gens qui ne sont pour rien
dans la grève de pouvoir se rendre à leur travail".
Nicolas
Sarkozy s'attaque ainsi à un dossier miné pour
le gouvernement, véritable chiffon rouge pour les syndicats
mais revendication de nombreux parlementaires UMP. En charge
du dossier, le ministre des Transports Gilles de Robien a
opté pour une généralisation d'une "alarme
sociale" dans les transports -c'est-à-dire limiter
le nombre de conflits par l'amélioration du dialogue
au sein des entreprises-, plutôt que l'adoption d'une
loi imposant un "service minimum".
"Ce
n'est pas parce qu'il y avait moins de manifestations que
le mécontentement social avait disparu", note
par ailleurs Nicolas Sarkozy. "Nous devons toujours être
attentifs et à l'écoute".
Interrogé
sur les propos tenus par le président de l'UDF François
Bayrou, selon lequel la fracture sociale s'aggrave, le président
de l'UMP "constate" que "la promotion sociale
est plus difficile qu'il y a 20 ans".
"L'attention
sociale ne peut être exclusivement celle que nous devons
porter aux exclus", estime-t-il. "Ce qu'on appelle
les classes moyennes ont soif de promotion sociale et il nous
appartient de leur apporter des réponses concrètes".
Car "on peut avoir un travail, une famille, un logement
et trouver que la vie est dure".
Source
: AP |