| Education:
les syndicats annoncent le retour des profs dans la rue
Deux
ans après l'échec du mouvement social contre
la réforme des retraites, les enseignants à
nouveau sur le pied de guerre? Les fédérations
de l'Education prédisent en tout cas une réponse
massive à leur mot d'ordre de grève pour la
journée de jeudi.
"Les
remontées que nous avons permettent de compter sur
une très bonne mobilisation. A titre indicatif, dans
le premier degré, on table sur une moyenne nationale
de 60% de grévistes", a déclaré
mercredi à l'Associated Press le secrétaire
général de la Fédération syndicale
unitaire (FSU, première fédération de
l'Education) Gérard Aschieri.
Les
personnels de l'Education devraient d'ailleurs fournir le
gros des troupes dans les cortèges de la Fonction publique,
notamment à Paris où ils constitueront la deuxième
partie du défilé des fonctionnaires qui quittera
la place de la République vers 14h en direction de
la place Saint-Augustin.
Les
syndicats de l'Education dénoncent une politique "qui
va à l'encontre de l'exigence de la réussite
de tous les jeunes".
"Après
les coupes intervenues depuis 2003, les mesures de carte scolaire,
de suppressions de postes et de fermetures de classes résultant
du budget 2005 sont d'une extrême gravité: réduction
de l'offre d'enseignement, diminution des moyens de lutter
contre l'échec scolaire, dégradation des conditions
de travail et d'enseignement, précarité accrue",
estiment les fédérations.
Pour
elles, "la diminution des recrutements compromet l'avenir"
et "ces choix budgétaires éclairent pour
partie le contenu du projet de loi d'orientation pour l'Ecole
qui non seulement ne comporte aucune programmation de moyens
nouveaux, mais prévoit de nouveaux redéploiements".
Ce
projet, rejeté "très largement" par
le Conseil supérieur de l'Education", soulignent
les syndicats, "tourne le dos aux objectifs qu'il affiche.
Ses dispositions ne permettront pas de conduire tous les jeunes
à la réussite scolaire, de réduire les
inégalités et, pour certaines, dégraderont
les conditions d'exercice de nos métiers".
Autre
cible des syndicats de l'Education: les transferts des personnels,
résultant de la loi de décentralisation, qui
se poursuivent "en dépit de l'opposition des personnels".
Et
sans attendre le résultat de la mobilisation de jeudi,
la FSU invite d'ores et déjà les protestataires
"à débattre des modalités de nouvelles
actions d'ampleur nationale avant ou au moment du débat
parlementaire sur le projet de loi d'orientation sur l'Ecole,
en recherchant l'unité la plus large".
Source
: AP |