| Relaxe
pour onze videurs de boites de nuit accusés de discrimination
raciale Onze
videurs de boîtes de nuit lyonnaises, poursuivis pour
discrimination raciale à la suite d'un testing, ont
tous été relaxés mardi par le tribunal
correctionnel de Lyon. L'association SOS Racisme a été
déboutée de ses demandes.
Dans
ces attendus, le tribunal a relevé que l'huissier présent
lors du testing "ne rapporte rien quant aux propos tenus
entre les portiers et les couples du test" et qu'il n'y
avait dans ce dossier "aucun élément sur
les causes réelles des refus", opposés
aux couples d'origine maghrébine à l'entrée
des établissements.
Le
tribunal a en revanche reconnu que le testing n'était
pas en soi un moyen "critiquable" et qu'il "constitue
parmi d'autres élements un élement de preuve".
La
branche Rhône de SOS Racisme s'est dite "déçue",
tout en ne remettant pas en cause la pratique des testing
pour débusquer les discrimations.
Me
Jean-Louis Abad, l'avocat de deux prévenus, a reconnu
que "la cause était légitime et le combat
noble", mais a stigmatisé, dans ce dossier, un
"testing frelaté" et "une véritable
manipulation de la part des protagonistes de l'affaire".
Lors
de l'audience le 30 novembre dernier, le procureur de la République
avait requis des peines de deux mois de prison et 500 euros
d'amende pour dix des onze prévenus.
Ce
testing avait été réalisé par
l'hebdomadaire "Lyon Capitale" en mars 2000. A la
suite de la publication des résultats de cette opération,
le procureur avait décidé d'ouvrir une enquête.
Seuls les videurs, sans les patrons de boîtes de nuit,
avaient été renvoyés en correctionnelle.
Source
: AP |