| Grèves:
le Medef dénonce les "blocages" dans les services publics
Le
président du Mouvement des entreprises de France (Medef)
Ernest-Antoine Seillière a dénoncé mardi
"les blocages" dans les services publics en raison
des mouvements de grève de cette semaine, en plaidant
une nouvelle fois pour un "service minimum".
"Aujourd'hui
la Poste s'arrête, demain les trains s'arrêtent,
et après demain toute la Fonction publique s'arrête
au mépris de la vie quotidienne des Français",
a déploré M. Seillière dans le discours
de clôture de l'assemblée générale
annuelle de la première organisation patronale au Zénith
de Paris.
"Et
le service minimum, où est-il?", a demandé
le président du Medef devant quelque 4.000 chefs d'entreprise.
"Alors, si un jour on constate le déclin, faute
à qui?"
Ernest-Antoine
Seillière, qui a formulé 15 demandes au gouvernement
pour un "vrai partenariat pour la croissance", l'a
notamment exhorté à mettre en place d'ici 2007
"un véritable service mimimum". "Il
faut monter encore davantage le son, il faut qu'on entende
encore beaucoup plus les entreprises", a lancé
le président du Medef.
M.
Seillière, qui passera la main l'an prochain et présidait
sa dernière assemblée générale
du Medef, a assuré à ses adhérents qu'ils
pouvaient "être fiers" du travail accompli
depuis 1998. "Grâce à vous, le Medef est
devenu une organisation puissante et déterminée,
une force de modernité qui joue pleinement sa partie
dans le combat pour la transformation et le succès
de la France", a-t-il estimé.
Le
président du Medef s'est notamment réjoui de
la réforme des 35 heures annoncée le 9 décembre
dernier par Jean-Pierre Raffarin. "Attendons les votes,
mais nous pourrons dire: mission accomplie", a-t-il lancé.
Source
: AP |