| Bardot
demande que les musulmans offrent l'argent des moutons à égorger
aux ONG en Asie Constatant
que l'égorgement des moutons à l'occasion de
la fête de l'Aïd El-Kébir ne se faisait
toujours pas sous anesthésie, Brigitte Bardot a écrit
une lettre au recteur de la Grande Mosquée de Paris,
Dalil Boubakeur, pour lui demander de lancer un appel à
la communauté musulmane afin que les sommes qui doivent
être consacrées à l'achat des animaux
soient converties en dons pour les victimes musulmanes des
raz de marée en Asie.
Par
ailleurs, l'ancienne actrice se dit "trahie, abandonnée
par nos ministres, lâches et incapables de rendre obligatoire
l'étourdissement des bêtes avant un abattage
rituel". Brigitte Bardot souhaite que les abattoirs musulmans
utilisent l'électronarcose pour endormir les bêtes
avant qu'elles soient tuées.
"Puisque
nos abattoirs ne pourront faire face à la demande,
entraînant inévitablement des égorgements
hors-la-loi, et que le sacrifice peut être remplacé
par un don ou une offrande, je vous demande de lancer un appel
à la communauté musulmane de France pour qu'elle
soit solidaire des communautés musulmanes d'Asie victime
des tsunamis et qu'elle leur vienne en aide en épargnant
des moutons du sacrifice et en faisant un don équivalent
à leur valeur marchande aux musulmans touchés
par ce terrible séisme", écrit-elle dans
cette lettre datée du 19 janvier.
La
fête de l'Aïd El-Kébir, ou "fête
du mouton", marque la fin du pèlerinage à
La Mecque. Elle se célèbre par le sacrifice
de moutons, mangés en famille et avec des amis.
Brigitte
Bardot avait été reçue à la Grande
Mosquée de Paris l'an dernier où elle avait
plaidé en faveur de l'étourdissement des animaux
de boucherie avant qu'ils ne soient égorgés
selon le rite musulman. Le Dr Boubakeur avait alors expliqué
que rien ne s'opposait à une forme quelconque d'anesthésie
à condition que celle-ci ne tue pas l'animal à
sacrifier selon la pratique traditionnelle. Il avait ajouté
que le Conseil français du culte musulman (CFCM) devrait
débattre de cette question mais qu'au bout du compte
c'était aux autorités publiques de définir
la réglementation susceptible de s'imposer dans la
pratique de l'abattage rituel.
Source
: AP |