| La
disparition de Florence Aubenas peut-être liée à une demande
de rançon Le
président irakien par intérim Ghazi al-Yaouar
a estimé sur la télévision al-Arabiya
qu'aucune partie politique en Irak n'avait intérêt
à enlever la journaliste française Florence
Aubenas et que cette affaire pourrait être liée
à une demande de rançon.
"Je
ne pense pas qu'il y ait une partie politique (en Irak) qui
aurait intérêt à enlever un Français.
Je pense que l'affaire (Aubenas) pourrait être liée
à une rançon ou quelque chose de ce genre",
a déclaré M. Yaouar dans une interview à
la chaîne à capitaux notamment saoudiens, basée
à Dubaï.
"Mais
ils (les ravisseurs éventuels) essayent d'accroître
la tension avant de poser leurs conditions", a poursuivi
M. Yaouar qui vient d'effectuer une visite à Paris
durant laquelle les autorités françaises ont
réaffirmé leur soutien à la reconstruction
de son pays en proie au chaos, à deux semaines des
élections générales. "Jusqu'à
présent, il n'y a pas d'informations sur la journaliste.
Dans ce genre de cas, il y a en général un mutisme
total (observé par les ravisseurs) pendant une semaine
ou deux, après lequel les informations commencent à
filtrer", a-t-il ajouté.
M.
Yaouar a affirmé avoir évoqué la disparition
de Florence Aubenas avec les responsables français
qu'il a rencontrés à Paris. "Je leur ai
exprimé notre tristesse et notre souffrance en Irak
concernant l'enlèvement ou la disparition de cette
dame. Nous leur avons dit que le gouvernement irakien ne ménagera
aucun effort, selon nos moyens dans la situation sécuritaire
actuelle, pour élucider cette affaire et parvenir à
un dénouement heureux de cette tragédie",
a-t-il dit.
"Nous
avons expliqué aux Français que le terrorisme
aveugle ne fait pas de distinction entre les nationalités,
les religions, les sexes ou les fonctions (...). C'est cela
le terrorisme contre lequel le monde entier doit se dresser.
Je ne pense pas que quiconque peut prétendre mener
la résistance, la résistance noble, et ensuite
oser enlever un innocent", a-t-il ajouté. Florence
Aubenas, envoyée spéciale du quotidien Libération,
et son accompagnateur irakien Hussein Hanoun Al Saadi ont
disparu il y a neuf jours à Bagdad.
Source
: AFP |