| Jean-Marie
Le Pen ne se "sent absolument pas coupable"
Le
président du Front National, Jean-Marie Le Pen, mis
en cause pour des propos minimisant les méfaits de
l'occupation allemande en France, a déclaré
dimanche qu'il ne se sentait "absolument pas coupable".
"Je
ne me sens absolument pas coupable", a déclaré
M. Le Pen en réitérant ses propos devant plusieurs
centaines de militants de la féderation FN de Paris
rassemblés pour la Galette des rois dans une salle
du XVe arrondissement de Paris.
M.
Le Pen a déclaré, dans un entretien au journal
d'extrême-droite Rivarol, qu'"en France du moins,
l'occupation allemande n'a pas été particulièrement
inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables
dans un pays de 550.000 kilomètres carrés".
Il a aussi déclaré que, sur le massacre d'Oradour-sur-Glane
"il y aurait beaucoup à dire".
"S'agissant
du traitement criminel appliqué aux populations civiles,
il faut mettre en parallèle Oradour-sur-Glane avec
Dresde ou Hiroshima", a-t-il estimé dimanche.
M.
Le Pen a de nouveau réaffirmé son opinion sur
l'occupation allemande en France, un avis partagé selon
lui "par tous ceux qui ont vécu cette période
là", sauf "malheureusement les victimes"
des nazis. "Mais je regardais cela à l'échelle
historique" en faisant les déclarations incriminées,
a-t-il précisé.
"Depuis
l'élection européenne, le FN n'était
plus invité nulle part" dans aucun média,
a reconnu M. Le Pen, mais "si j'avais voulu faire (un
scandale, ndlr), j'aurai essayé de le faire par un
autre truchement que Rivarol".
"Ce
journal (Rivarol) est lu par quelques milliers de personnes,
une élite, si j'ose dire, de lecteurs généralement
âgés, ayant leur opinion déjà faite
sur un certain nombre de sujets de cette époque",
a-t-il précisé.
"Sans
Le Monde (qui a révélé ses propos, ndlr),
personne n'aurait su que Le Pen avait des idées, dit-on,
pas orthodoxes", a-t-il ajouté.
A
la demande du ministre de la justice Dominique Perben, le
parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire
sur les possibles délits d'"apologie de crimes
de guerre" et "contestation de crime contre l'humanité"
contenus dans ces propos.
Source
: AFP |