| L'UMP
Paris publie un livre noir contre Delanoe
Le
groupe UMP de Paris publie un "livre noir" sur ce
qu'il qualifie de "système Delanoë",
portant un jugement au vitriol sur le bilan du maire PS de
Paris qui, affirme-t-il, "règne en monarque absolu
mais ne gouverne pas".
Annoncé
depuis longtemps, titré "Le Paris perdu de Bertrand
Delanoë", surtitré "Chronique d'une
désillusion annoncée", cet ouvrage de 103
pages petit format, dont un exemplaire est parvenu à
l'AFP, doit être rendu public jeudi à l'occasion
des voeux de ce groupe municipal présidé par
le député Claude Goasguen.
Ce
dernier, qui en signe la préface, pointe un "sommet
de distorsion entre ce qui est dit et ce qui est fait à
Paris", entre un discours "lénifiant",
"sirupeux" du maire et "le lent déclin"
de la capitale qui "depuis plusieurs années, perd
des emplois et des entreprises" et où "depuis
trois ans on ne construit plus de logements sociaux".
L'UMP
centre ses critiques sur la méthode de gouvernement
de l'équipe municipale, "organisation hiérarchique,
cloisonnée, refermée sur elle-même, exerçant
un pouvoir sans partage sur l'administration de Paris".
Ce système est "entièrement soumis au maire",
lui-même habité, selon son opposition, par "l'obsession
du contrôle", la "volonté de tout accaparer".
Ce
système, poursuit l'UMP, "est aussi une mécanique
destinée à accomplir un projet idéologique"
de "cité idéale", de "nouvelle
Cythère".
Le
groupe voit dans Paris-Plage la "projection alléchante
ce que pourrait être la future cité pour vivre
de Delanoë, matrice du Paris ludique". Mais cette
opération a contribué à aggraver la pollution
en provoquant des embouteillages, selon lui.
Autre
cible de l'UMP : la politique du logement qui "encourage
l'exode des classes moyennes".
Le
groupe conteste encore, comme il l'a fait en Conseil de Paris,
les chiffres de créations de crèches. Il poursuit
sa querelle avec l'équipe Delanoë sur les budgets
de la communication, en hausse, selon lui, de 36,7% entre
2000 et 2004.
"Mensonges
éhontés", rétorque Laurent Fary,
porte-parole du maire. "Les dépenses de communication,
comme l'atteste le compte administratif de la Ville qui établit
les dépenses réelles, ont baissé de 26,6
ME à 20,1 ME pendant cette période".
C'est
là, à ses yeux, "un exemple significatif
de la somme de chiffres faisandés, fallacieux que rassemble
cet opuscule".
Les
Parisiens, assure M. Fary, "sont à même
d'apprécier qui est le plus crédible en matière
de transparence : les héritiers du système municipal
de naguère ou celui qui y a mis un terme".
Source
: AFP |